En France, le métier d’agent de refuge est né en 1902 avec la Fondation Gordon Bennett à Gennevilliers. A l’époque, nettoyer des cages, nourrir et soigner des chiens et des chats était une activité peu considérée. C’était un travail exercé essentiellement par des hommes issus des couches populaires de la société.

Aujourd’hui, dans les refuges, ce sont les femmes qui constituent la majorité des agents animaliers. Pour cette nouvelle génération de salariés, se lever tôt, soigner les bêtes qu’il fasse très froid ou très chaud, être au refuge le week end, respecter des protocoles rigoureux et travailler au rythme de la nature sont des actes militants qui n’ont plus rien à voir avec les classes sociales. Dans un monde de plus en plus urbanisé, travailler avec des animaux devient pour certains agents une sorte de retour au source, une nécessité.

En revanche, cette activité ne peut pas s’improviser. Pour être efficace, il faut être bien formé. Les agents animaliers doivent être de plus en plus polyvalents car ils ont des taches de plus en plus diversifiées. Attentif, courageux, polyvalent et passionné voici les quatre qualités qui font un bon agent animalier.

Alain Lambert